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Salaires aux États-Unis : ce que les fondateurs français doivent savoir

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Pour fixer des salaires aux États-Unis, les fondateurs français doivent anticiper trois différences majeures. Le coût de la vie est bien plus élevé : selon Orbiss, une famille qui gagne entre 100 000 et 150 000 € en France pourrait avoir besoin de 500 000 $ à New York. L’impôt sur le revenu compte deux niveaux : l’impôt fédéral, de 10 % à 37 %, et l’impôt de l’État, jusqu’à 12,3 % en Californie et nul au Texas ou en Floride. Enfin, les avantages comme l’assurance santé s’ajoutent au salaire de base. Les fondateurs démarrent aussi souvent sous-payés, puis ajustent leur rémunération au fil des levées de fonds.

S’implanter aux États-Unis implique de s’adapter à un nouvel environnement. Comprendre les différences de salaire, anticiper les coûts cachés et optimiser la fiscalité sont des étapes cruciales pour maximiser vos chances de réussite.

Établir une présence aux États-Unis est un tournant majeur pour une startup française, notamment lorsqu’il s’agit de définir sa politique salariale. Du coût de la vie à la structure des packages de rémunération, en passant par la fiscalité locale, les écarts avec la France sont importants et souvent sous-estimés.

Comment ajuster un salaire au coût de la vie américain ?

Lorsqu’un fondateur ou un salarié s’expatrie, son salaire est souvent ajusté en fonction du coût de la vie à l’étranger (COLA). « Cet ajustement compense les différences de coût de la vie entre la France et les États-Unis. À New York, par exemple, un père de famille gagnant entre 100 000 et 150 000 € en France pourrait avoir besoin de 500 000 $ pour maintenir le même niveau de vie », explique Jacques Corre, Senior Manager chez Orbiss.

Pourquoi les fondateurs sont-ils souvent sous-payés au départ ?

Contrairement à la France, où une rémunération minimale est généralement fixée dès le départ, les fondateurs américains débutent souvent avec un salaire très faible, voire nul. « C’est une question de priorités : les fonds levés sont d’abord affectés au recrutement de talents stratégiques. Le fondateur, lui, peut démarrer uniquement avec des parts de la société », explique Jacques Corre.

Au début, il n’est pas rare que des salariés clés soient mieux rémunérés que les fondateurs, en particulier pour des postes stratégiques comme directeur technique (CTO) ou vice-président des ventes. « Ces talents sont rares et chers ; ils sont difficiles à recruter et à fidéliser », souligne Thibault Lunardelli, Senior Manager, Tax, chez Orbiss.

Cette sous-rémunération initiale évolue toutefois avec le temps. À mesure que la startup lève des fonds, les fondateurs alignent leurs salaires sur les standards du marché. « En France, cet ajustement est souvent plafonné. Aux États-Unis, il peut être beaucoup plus important », note Jacques Corre. « Aux États-Unis, les salaires servent avant tout à assurer un confort de vie. Pour les fondateurs, la vraie richesse vient de la valeur créée lors de la cession de leur entreprise », ajoute Thibault Lunardelli.

Quel est l’impact de la fiscalité américaine sur les salaires ?

La fiscalité américaine représente un défi de taille pour les entreprises étrangères. « Le système est plus complexe qu’il n’y paraît », souligne Thibault Lunardelli. Outre l’impôt fédéral (de 10 % à 37 %), chaque État applique ses propres impôts. En Californie, cet impôt supplémentaire peut atteindre 12,3 %. « Ce double niveau d’imposition peut surprendre les fondateurs français habitués à un système unifié », poursuit-il. Certains États, comme le Texas ou la Floride, n’appliquent en revanche aucun impôt sur le revenu, ce qui offre un environnement fiscal plus favorable.

La fiscalité n’est pas la seule variable qui change d’un État à l’autre : le coût de la vie est un autre facteur crucial pour fixer les salaires. À Austin, au Texas, le coût de la vie est près de deux fois moins élevé qu’à Los Angeles ou à New York. « La situation familiale doit aussi être prise en compte. Par exemple, une année au lycée français de New York coûte 50 000 $, contre 25 000 $ à Austin. Ces écarts importants doivent être intégrés dans la fixation des salaires », souligne Jacques Corre.

Pour les fondateurs et salariés qui s’installent aux États-Unis, la planification fiscale personnelle compte autant que le salaire lui-même. Découvrez comment Orbiss vous accompagne en fiscalité des particuliers et en mobilité internationale.

Comment éviter les pièges salariaux aux États-Unis ?

Face à ces défis, une bonne préparation est essentielle. « Nous conseillons toujours aux startups de réaliser des simulations détaillées avant de se développer », explique Jacques Corre. Ces simulations doivent inclure des estimations de packages salariaux tenant compte du coût de la vie, des avantages fiscaux et des charges sociales propres à chaque État.

Les erreurs les plus courantes ? Sous-estimer les coûts réels et ignorer les disparités locales. « Certains fondateurs veulent s’implanter simultanément à New York, à Chicago et en Californie sans évaluer le budget nécessaire. Or, sans levée de fonds conséquente, se développer en même temps dans ces régions est souvent hors de portée », prévient Thibault Lunardelli.

Enfin, au-delà du salaire de base, les entreprises doivent bâtir une politique de rémunération globale. Les avantages sociaux y jouent un rôle crucial, car aux États-Unis, le salaire de base n’est qu’une partie du package. « L’assurance santé, par exemple, est indispensable pour toute entreprise compétitive. Sans elle, attirer des talents sera quasiment impossible », souligne Thibault Lunardelli. Là encore, les coûts varient selon la situation familiale. Pour aller plus loin, lisez notre article sur le recrutement aux États-Unis.

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Article publié initialement par Maddyness.

Questions fréquentes

Combien coûte la vie à New York par rapport à la France ?

Selon Jacques Corre, d’Orbiss, une famille qui gagne entre 100 000 et 150 000 € en France pourrait avoir besoin de 500 000 $ à New York pour maintenir le même niveau de vie. Les salaires des expatriés sont souvent ajustés en fonction du coût de la vie à l’étranger (COLA).

Les fondateurs de startups américaines se versent-ils un salaire ?

Souvent très peu, voire rien au début. Les fonds levés servent d’abord à recruter des talents stratégiques, et le fondateur peut démarrer uniquement avec des parts de la société. Les fondateurs relèvent ensuite leur salaire vers les standards du marché au fil des levées de fonds.

Quels taux d’impôt sur le revenu s’appliquent aux États-Unis ?

L’impôt fédéral sur le revenu va de 10 % à 37 %, et chaque État ajoute son propre impôt. En Californie, il peut atteindre 12,3 %, tandis que des États comme le Texas et la Floride n’ont pas d’impôt sur le revenu.

Quelles sont les erreurs salariales les plus courantes lors d’une implantation aux États-Unis ?

Sous-estimer les coûts réels et ignorer les disparités locales, par exemple vouloir s’implanter en même temps à New York, à Chicago et en Californie sans le budget nécessaire. Réalisez des simulations détaillées qui intègrent le coût de la vie, les impôts, les charges sociales et les avantages comme l’assurance santé.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou comptable. Les règles et obligations varient selon l’entreprise, la personne et la juridiction, et peuvent évoluer. Demandez conseil en fonction de votre situation.

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